L'open space séduit par sa luminosité généreuse et son volume sans entraves, mais la cohabitation quotidienne entre salon et chambre dans un même espace génère rapidement un sentiment de promiscuité. Où commence la nuit ? Où finit la vie diurne ? Le vrai défi consiste à séparer salon et chambre dans un open space sans sacrifier la lumière naturelle, véritable atout de ces logements ouverts. Chez Atipyk Déco, designer d'espaces intérieurs à Toulon, nous appliquons une règle fondamentale : une zone égale une fonction, condition indispensable pour redonner impression de grandeur et fonctionnalité à chaque mètre carré. Voici notre sélection de 12 solutions légères, souvent réversibles, adaptées aussi bien aux locataires qu'aux propriétaires.
Si une solution devait incarner l'art de cloisonner sans bloquer la lumière, ce serait la verrière intérieure. Cette cloison vitrée insérée dans une structure en métal ou en bois crée des espaces distincts tout en laissant circuler la clarté d'un bout à l'autre de la pièce. Son succès ne doit rien au hasard : inspirée des ateliers d'artistes parisiens, la verrière atelier — avec sa structure en métal noir et ses carreaux de verre — dissimule juste ce qu'il faut du coin nuit pour préserver la perspective de la pièce, tout en apportant une touche industrielle chic très tendance. Astuce souvent méconnue : il est tout à fait possible de n'installer la verrière que sur les deux tiers de la largeur de la pièce, posée sur une demi-cloison, pour isoler partiellement le coin nuit sans le cloisonner totalement — la partie restante assure la circulation entre les deux zones tout en préservant la luminosité, sans avoir besoin d'installer une porte.
L'offre s'est considérablement élargie ces dernières années. On trouve désormais des kits à panneaux en plexiglas montés sur une structure bois, bien plus accessibles qu'une verrière sur mesure. Mieux encore, des modèles sur pieds, sans perçage ni fixation lourde, permettent aux locataires de profiter de cette solution sans toucher aux murs. Un conseil précieux : dans un espace clair et lumineux, privilégiez un cadre blanc plutôt que noir — le noir reste réservé aux grands volumes de type loft. Et si votre hauteur sous plafond est inférieure à 2,50 m, optez pour une verrière posée sur une demi-cloison plutôt qu'une version toute hauteur, afin d'éviter un effet d'écrasement visuel. Le rebord de la demi-cloison peut même accueillir un petit bureau ou des rangements. Faire appel à un professionnel en design d'espace intérieur à Toulon permet de déterminer la configuration idéale en fonction de votre luminosité et de votre volume.
Le claustra est une cloison composée de vides et de pleins qui structure l'espace tout en laissant passer lumière et regard. Son ancêtre ? Le moucharabieh, procédé traditionnel de séparation ajourée originaire des pays chauds d'Orient — un clin d'œil particulièrement pertinent pour un logement ensoleillé dans le Sud de la France. En bois clair, il s'inscrit dans la tendance scandinave ; en MDF peint, il s'adapte à n'importe quelle palette chromatique.
Les essences disponibles sont variées : épicéa, hévéa, chêne massif ou MDF. Pour maximiser la lumière, privilégiez des lames verticales fines (tasseaux) plutôt que des motifs larges ou horizontaux. Installé devant une baie orientée ouest — fréquent dans le contexte méditerranéen toulonnais —, un claustra génère des jeux de lumière changeants au fil de la journée, transformant un simple séparateur en élément décoratif vivant. Les lames peuvent aussi servir de support pour des étagères, des crochets ou des plantes suspendues, et le claustra peut même faire office de tête de lit.
À noter : certains fabricants proposent des claustras à lames orientables, fonctionnant comme des persiennes. Lames fermées, l'intimité est maximale ; lames ouvertes, l'espace respire. Côté budget, comptez environ 250 à 350 € HT/m² selon la complexité du motif, auxquels s'ajoutent le cadre rigidificateur et la livraison. Bon à savoir pour les propriétaires : si votre logement a plus de 2 ans, une TVA réduite à 10 % peut s'appliquer à l'achat et à la pose d'un claustra sur mesure (en vertu de l'article 279-0 bis du CGI — sous réserve des conditions en vigueur), ce qui peut réduire significativement le coût total de votre projet de séparation.
C'est la solution la moins chère et la plus simple à mettre en œuvre. Un rail fixé directement au plafond, de mur à mur, offre un rendu fluide et une impression de hauteur supplémentaire — surtout, cela évite l'effet « rideau de douche » d'une tringle murale classique. Le choix du tissu est déterminant : un voile ou un lin léger conserve la lumière naturelle, tandis qu'un tissu épais ou occultant garantit une véritable intimité visuelle. Des voilages sont disponibles dès 12,50 € pièce, des rideaux occultants à partir de 31,99 € (option intermédiaire idéale pour qui recherche une vraie intimité visuelle à petit prix), et des rideaux en lin lavé doublé à partir de 49,50 €.
Les panneaux japonais constituent une alternative plus élégante, à mi-chemin entre rideau et cloison fixe. Composés de larges bandes de tissu coulissant sur rail, ils structurent visuellement l'espace avec une touche zen. Chaque panneau, d'une largeur de 30 à 120 cm, se manœuvre indépendamment : on peut les replier entièrement d'un côté pour ouvrir l'espace ou les déployer partiellement selon le niveau d'intimité souhaité. Ils couvrent des ouvertures allant jusqu'à 6 mètres de largeur et conviennent parfaitement aux lofts. Aucune modification structurelle n'étant requise, c'est la solution idéale pour les locataires. Une étude de conception sur mesure permet d'identifier le type de tissu et la configuration de rail les mieux adaptés à votre agencement.
???? Conseil : pour un résultat cohérent, assortissez la teinte de vos rideaux ou panneaux japonais à la palette chromatique globale de votre open space. Un lin naturel ou un voile blanc cassé s'intègre dans presque tous les styles ; en revanche, si vous optez pour un tissu coloré, reprenez cette teinte par petites touches (coussins, plaid, cadre) dans le reste de la pièce pour créer un fil conducteur visuel harmonieux.
Installer une bibliothèque à étagères ouvertes à la jonction salon/chambre, c'est combiner séparation visuelle, rangement fonctionnel et circulation de la lumière. La clé réside dans la hauteur : visez 1,50 à 1,80 m pour marquer la rupture sans couper la lumière au niveau du regard. Un modèle double face optimise le rangement accessible depuis chaque côté. Dans les open spaces à grande surface, une bibliothèque XXL peut également être aménagée en courbe plutôt qu'en ligne droite, ce qui dynamise visuellement l'espace et délimite des zones de circulation plus fluides.
Le remplissage est tout aussi stratégique. Alternez des cases bien garnies de livres avec des cases plus aérées — un bel objet, une plante verte — pour laisser filtrer la clarté entre les deux zones. Préférez un meuble ouvert, sans portes pleines, peint en blanc ou dans un ton neutre : il paraîtra nettement moins imposant dans la pièce. Les modèles type « échelle » en bois clair et métal blanc s'accordent parfaitement à un style scandinave, tandis que les versions en métal noir brut s'intègrent à un esprit industriel.
Avant d'acheter quoi que ce soit, exploitez le mobilier que vous possédez déjà. Placer le dossier du canapé face à la zone nuit crée une frontière naturelle et chaleureuse entre les deux espaces, sans aucun élément supplémentaire. Cette disposition fonctionne particulièrement bien dans les open spaces rectangulaires et préserve totalement la fluidité de la lumière. C'est le type même de transformation d'usage qui change radicalement le ressenti d'un espace sans le moindre investissement.
Une tête de lit haute, éventuellement équipée de rangements intégrés, délimite le coin nuit sans l'isoler complètement. Certains modèles de grande longueur et de faible profondeur remplacent même la table de chevet et font office de séparation entre partie nuit et partie jour. Le meuble TV peut compléter cette organisation en étant positionné perpendiculairement à l'axe principal : un modèle rotatif à 360° permet de regarder la télévision depuis le canapé comme depuis le lit. Pensez toutefois à conserver des couloirs de circulation d'au moins 70 cm entre les meubles pour ne pas comprimer l'espace.
Séparer salon et chambre dans un open space ne nécessite pas forcément un élément physique. La technique du Color Block consiste à peindre les quatre pans de murs et le plafond du coin chambre dans une teinte distincte — bleu grisé doux, vert sauge ou terracotta, par exemple — pour créer une véritable cloison purement visuelle. Le cerveau perçoit immédiatement un changement de zone, sans que la lumière soit altérée.
En complément, une simple bande de peinture colorée au plafond, uniquement au-dessus de la zone nuit, produit un effet subtil et rapide. Pour un open space lumineux, adoptez des teintes moyennement foncées pour le coin chambre et réservez les tons clairs — blanc, beige, gris pâle — au salon : ils réfléchissent la lumière naturelle et évitent l'effet « boîte ». Solution 100 % réversible, sans travaux structurels, parfaite pour les locataires.
???? Exemple concret : Mélanie Viguier, propriétaire d'un studio de 23 m² dans le quartier du Mourillon à Toulon, a appliqué la technique du Color Block pour séparer visuellement son coin nuit de son espace de vie. Les murs et le plafond de la zone chambre ont été peints en bleu grisé doux, tandis qu'une bande de peinture ocre contrastante a été tracée au plafond pour marquer la transition entre les deux zones. Résultat : sans avoir posé la moindre cloison, l'œil identifie immédiatement deux espaces distincts, et la lumière naturelle provenant de l'unique fenêtre orientée sud-est continue d'inonder l'ensemble du studio. Le tout pour un budget peinture inférieur à 120 €.
Deux tapis distincts — l'un sous le canapé et la table basse, l'autre sous le lit — créent immédiatement deux « territoires » au sol sans la moindre séparation verticale. Choisissez des textures ou couleurs complémentaires, mais pas identiques, pour renforcer la différenciation sans casser l'harmonie esthétique.
Le zonage lumineux parachève la distinction. Attribuez une source lumineuse dédiée à chaque zone : lampadaire ou appliques pour le salon, appliques de chevet positionnées à 120-130 cm du sol pour la chambre. La température de couleur fait toute la différence : une lumière chaude entre 2 700 K et 3 000 K pour le coin nuit favorise la détente et l'endormissement, tandis qu'une lumière plus neutre convient mieux au salon. Des rubans LED dissimulés sous les meubles ou en corniche au plafond ajoutent une délimitation subtile et une atmosphère cosy.
Surélever le coin chambre sur une estrade délimite clairement l'espace nuit par une rupture de niveau franche et immédiatement perceptible. Au-delà de l'effet visuel, le coffrage de l'estrade offre un volume de rangement précieux : tiroirs coulissants, placards intégrés dans les marches, voire un grand espace de stockage accessible par des trappes. L'estrade se combine particulièrement bien avec la technique du Color Block (solution n° 6) pour renforcer l'effet de zonage — le changement de couleur associé au changement de niveau crée une séparation sensorielle complète, sans aucune cloison.
???? Conseil : l'estrade est une solution réservée aux logements offrant une hauteur sous plafond confortable. En dessous de 2,50 m, la surélévation aggrave l'impression d'écrasement et doit être évitée. Prévoyez une marche de 20 à 35 cm maximum pour un rendu harmonieux, et intégrez un éclairage LED en nez de marche pour sécuriser l'accès de nuit tout en renforçant l'effet de zonage lumineux.
Dans un studio très compact, pourquoi séparer salon et chambre quand on peut tout simplement faire disparaître le lit ? Le lit escamotable (ou murphy bed) se replie contre le mur en journée et libère jusqu'à 4 à 6 m² au sol, transformant la pièce en salon à part entière. Deux types existent : le modèle vertical (qui nécessite au minimum 190 cm de hauteur sous plafond) et le modèle horizontal, parfaitement adapté aux plafonds bas. Côté budget, comptez entre 600 € et 1 500 € pour un modèle de base avec matelas et sommier, et entre 3 000 € et 4 000 € pour une armoire-lit intégrant banquette et rangements — un investissement qui se rentabilise rapidement dans les petites surfaces où chaque mètre carré compte.
???? À noter : le lit escamotable implique de refaire son lit chaque soir et de le replier chaque matin. Ce geste quotidien peut devenir un frein réel à l'usage si vous recherchez la praticité avant tout. Testez la mécanique d'ouverture/fermeture en magasin avant d'acheter : les modèles à vérins à gaz récents se manipulent d'une seule main, mais les premiers prix peuvent exiger un effort plus soutenu.
Pour une séparation quasi instantanée, le paravent ajouré reste imbattable. Un modèle en bois de paulownia (type Fukuoka ou Tokio, d'environ 120 à 170 cm de hauteur pour 121 cm de largeur) se déplie en quelques secondes, ne nécessite aucune fixation et se déplace à volonté. Par rapport au claustra (solution n° 2), son avantage est évident : zéro installation, zéro outillage, idéal pour les locataires ou pour créer une séparation provisoire lors de la réception d'invités. En revanche, le paravent reste moins structurant visuellement qu'un claustra fixé au mur ou au plafond, et peut manquer de stabilité s'il est placé dans un couloir de passage fréquent.
Pour les propriétaires souhaitant une séparation pérenne, la brique de verre offre un compromis unique : c'est une cloison maçonnée qui maintient la circulation de la lumière. Elle se décline en verre sablé, coloré, lisse ou travaillé, et permet de réaliser des cloisons droites, arrondies ou en demi-hauteur. Atout majeur par rapport aux solutions textiles ou ajourées : la brique de verre procure une bien meilleure isolation phonique, un critère crucial quand le salon accueille un téléviseur à proximité immédiate de la zone de sommeil.
???? À noter : la brique de verre est une solution non réversible puisqu'il s'agit de maçonnerie. Elle est donc incompatible avec le statut de locataire et inadaptée à ceux qui souhaitent conserver une séparation modulable. Avant de vous lancer, vérifiez que la dalle de votre logement peut supporter le poids d'une cloison en briques de verre (environ 60 à 80 kg/m²), surtout en étage.
Accumuler des plantes au sol, sur un banc ou suspendues au plafond crée une « frontière verte » entre salon et chambre sans aucune cloison physique. Cette option marque symboliquement le changement de zone, apporte de la vie à l'espace et contribue même à améliorer la qualité de l'air intérieur. Un alignement de pots sur un meuble bas, combiné à quelques plantes retombantes suspendues en macramé, peut suffire à signaler visuellement la transition entre les deux espaces. Associée à un tapis et un éclairage dédié (solution n° 7), la frontière végétale gagne considérablement en impact.
Gardez toutefois à l'esprit que les plantes ne procurent aucune intimité visuelle réelle. Si votre objectif principal est de créer un véritable cocon dans la zone nuit, cette solution doit être combinée avec un autre séparateur — rideau, paravent ou claustra — plutôt qu'utilisée seule.
Même les meilleures intentions peuvent aboutir à un résultat contre-productif si certains pièges ne sont pas anticipés. Voici les écueils les plus fréquents :
Toujours privilégier des matériaux transparents ou semi-transparents à proximité des fenêtres, et placer les séparateurs dans un axe perpendiculaire à la source de lumière naturelle — jamais face à elle. La lumière, rappelons-le, est l'un des trois piliers du design d'intérieur avec le volume et la matière : chaque solution de séparation devrait être évaluée à l'aune de son impact sur la circulation lumineuse avant toute considération esthétique.
Choisir la bonne combinaison de solutions dépend de la configuration de votre logement, de son orientation et du style que vous souhaitez lui donner. C'est précisément ce type d'arbitrage qu'un designer d'espaces intérieurs peut vous aider à trancher. Chez Atipyk Déco, à Toulon, nous accompagnons particuliers et professionnels de la réflexion initiale jusqu'à la réalisation complète du projet, avec des solutions sur mesure adaptées à chaque budget et un réseau d'artisans qualifiés. Si vous cherchez à repenser votre open space dans la région toulonnaise, n'hésitez pas à nous solliciter pour imaginer ensemble un intérieur à la fois lumineux, fonctionnel et parfaitement structuré.